L’histoire de Lorraine

Mon engagement depuis le début

Lorraine Bayard, enseignante

Après de nombreuses années d’enseignement en République Dominicaine, je suis revenue au Canada en 2002. J’ai été engagée au collège Notre-Dame dont le projet éducatif comprend l’éducation du cœur, du corps et de l’esprit. Sans tarder, je me suis impliquée dans des voyages d’initiation à la coopération internationale qui m’ont amenée à développer des projets de coopération au Pérou, au Chili, au Nicaragua et finalement à Haïti, en compagnie d’étudiants qui se sont engagés à faire une différence dans la vie de personnes dont la réalité est bien différente de la leur. 

Nous avons réalisé de magnifiques projets et ce dont nous sommes fiers, c’est le fait que ces réalisations tiennent encore à ce jour. Voilà donc la raison pour laquelle je demeure engagée : pour assurer la pérennité de ce que nous avons bâti.

Cela signifie que je maintiens des échanges avec les communautés et les personnes où nous avons réalisé nos projets car je crois fermement que les liens que nous tissons avec les gens ne peuvent pas s’effacer avec la distance. 

C’est ainsi qu’en 2014, je suis allée au Cap Haïtien à la rencontre du père Sylvestre qui s’occupait déjà de trente jeunes orphelins dans une maison qu’il louait à Haut du Cap, pendant qu’il avait jeté les fondations de l’orphelinat Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours à Tosia dans le département de la Plaine du Nord. Il m’a alors dévoilé son rêve, qui est devenu, un peu le mien et celui des jeunes et des enseignants qui m’ont accompagnés lors des voyages qui ont suivi. 

Malheureusement, en 2018, l’instabilité politique à Haïti ne nous a pas permis de réaliser notre voyage annuel et a forcé la direction du Collège à cesser notre coopération avec l’orphelinat. Mais, qu’à cela ne tienne, ceux et celles qui m’ont accompagnée, même plus d’une fois, n’ont pas oublié les enfants et ont continué d’apporter leur appui à notre projet.

De quoi s’agit-il? 

Il s’agit d’être là pour les enfants : activités de partage et d’échange lors de nos visites, sorties à la plage, jeux, activités sportives, terrain de soccer et équipement, coach de soccer, terrain de basket-ball et équipement.

Il s’agit de la sécurité alimentaire : plantation de plus de 125 arbres fruitiers avec l’aide des enfants, de l’emploi d’un travailleur agricole et d’un technicien agronome pour entretenir la plantation. 

Il s’agit de l’éducation : peinture de l’école, apport de livres pour la bibliothèque, envoi de plus de 150 pupitres par conteneur, achat de chaussures scolaires pour les enfants.

Bref, il s’agit de garder un lien constant et de voyager régulièrement pour entretenir l’amitié.

Pandémie oblige, nous ne sommes pas retournés depuis janvier 2020, mais nous gardons un contact constant avec les enfants par l’entremise de Soeur Martine, de Soeur Hantia et de Tabita, l’infirmière.